Interviews

Interview de Olivier Paul

Olivier Paul, enseignant chercheur à Télécom SudParis nous explique comment et pourquoi il utilise MOODLE.

Interview:

Tout d’abord, peux-tu nous expliquer ce que tu proposes aux étudiants sur la plateforme MOODLE ?

Nous utilisons moodle principalement pour les enseignements de première année en réseaux. Nous l’utilisons pour plusieurs types d’activités :

–          Fournir l’information diffusée lors des présentiels (support de cours, énoncés de TDs, corrigés, …) sous d’autres formats.

–          Fournir de l’information complémentaire à celle diffusée lors des présentiels sous la forme d’autoformations.

–          Suivre le travail des étudiants au travers du système de remise de préparation de TDs.

–          Fournir aux étudiants des moyens d’autoévaluation leur permettant de tester leur savoir et leur savoir faire au travers de QCMs et prochainement d’un système de TP virtuel.

Pourquoi utilises-tu MOODLE ?

D’abord parce que c’est un outil pour lequel on peut avoir un soutien localement. Autrement d’un point de vue pratique moodle me permet de simplifier certaines taches que nous ne pourrions pas réaliser vu le nombre important d’étudiants en première année. Le contrôle de la restitution et la correction des préparations de TD en sont de bons exemples. D’un point de vue pédagogique cela permet aux étudiants d’accéder aux connaissances diffusées dans le cours de manière différente. Cela peut être important pour ceux qui sont moins réceptifs au format cours/TDs traditionnels. Enfin certaines activités de moodle telles que les QCMs permettent aux étudiants de se rendre acteurs de leur propre apprentissage ce qui à mon avis favorise l’efficacité de celui-ci.

Quelles sont tes observations sur l’utilisation de tes contenus par les étudiants ?

La plateforme liée au cours est assez utilisée. En première année, il y a en moyenne environ 300 accès par étudiant sur la durée du module. Cela dit c’est très variable d’un étudiant à l’autre : certains n’accèdent jamais à la plateforme alors que d’autres y passent des heures. Les accès se font principalement au moment des remises des préparations de TD ainsi qu’avant les examens. On peut alors avoir 20 ou 50 fois plus d’accès qu’un jour ordinaire. Le mode d’utilisation me donne à penser que les étudiants utilisent prioritairement le contenu comme un moyen de révision.  Il y a quelques années nous avions cherché à savoir au travers des historiques d’utilisation ainsi que des notes que nous prenons en TD sur les étudiants laquelle des activités contribuait le plus à la réussite des étudiants aux CFs. Les résultats nous ont montré que chacune des activités (qu’elle soit présentielle ou en ligne) pouvait permettre aux étudiants de réussir à l’examen.

Que penses-tu des activités pédagogiques à distance d’une manière générale en tant qu’enseignant ?

Je pense qu’elles peuvent constituer un bon complément aux activités en présentiels. Je suis toujours surpris de voir quand les étudiants utilisent les informations sous moodle, c’est souvent la nuit, le week-end, parfois pendant leurs vacances, même lorsque le module est terminé.

Envisages-tu d’augmenter le pourcentage d’activités à distance pour tes étudiants ? Pourquoi ?

Oui, nous pensons intégrer l’année prochaine un TP virtualisé et noté.  Celui-ci répond à une demande des étudiants d’avoir plus d’enseignements pratiques dans le cours. La plateforme devrait leur permettre de faire le TP à n’importe quel moment sur leur ordinateur personnel ou dans les salles de TP banalisées. Cette déconnexion avec une salle de TP spécialisée ou avec des horaires bien définis permettra en plus, pour ceux qui sont plus intéressés par la matière, d’expérimenter des choses qu’ils n’auraient pas la possibilité de voir dans le cadre d’un TP « classique ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *